paysage lors du tour du monolithe de Sardières au printemps

Le tour du monolithe de Sardières par le sentier des Biches

5 vendredi 2026
Vous recherchez une balade à faire en famille et sans difficulté particulière ? Ne passez pas à côté du tour du monolithe de Sardières !

Une balade facile aux portes du Parc national de la Vanoise

A Val Cenis, cette balade familiale vous fera découvrir l’une des curiosités géologiques de la Haute Maurienne tout en cheminant à travers des milieux variés : patrimoine bâti vernaculaire, prairies de montagne, pistes et sentiers forestiers.

Point de départ : La balade débute au parking de l’église Sardières.

Il est accessible en bus et desservi par la ligne S52 (depuis Modane ou Val Cenis-Lanslebourg, arrêt « Eglise »).

Randonneur faisant le tour du monolithe de Sardières

Au départ de Sardières, un village mauriennais traditionnel

Photo église de Sardières

C’est une belle matinée de printemps comme on les aime, l’air est doux, la brise légère et l’azur à peine parsemé de fins nuages filamenteux, une journée pleine d’espoir et de promesses.

Accompagné par mon amie Romane, me voilà parti sur un petit circuit familial à la découverte d’un vrai joyau de notre vallée, un géant de pierre dressé en pleine forêt, le monolithe de Sardières.

La balade débute dans le village éponyme, à proximité de l’église Saint-Laurent dont le clocher pointu, entouré de quatre clochetons d’angle, se découpe vivement sur le ciel clair.

Sardières offre un patrimoine bâti caractéristique de l’habitat haut-mauriennais, avec ses vieux murs de pierres, ses toits de lauzes et ses ruelles intimes.

Nous passons devant un four à pain, une fontaine, une petite chapelle et même une boîte à livres, un peu cachée dans le renfoncement d’un porche, à l’abri des intempéries.

Sur la façade d’une maison se dresse un cadran solaire, rappelant la proximité et une certaine affinité de la Haute Maurienne avec les Alpes du Sud, car ici l’air est plus sec, le ciel souvent plus lumineux qu’ailleurs en Savoie.

cadran solaire sardières

Quand le soleil fait éclore le printemps sur l’Alpe

Pissenlits sur le tour du Monolithe de Sardières au printemps

En sortant du village, le sentier grimpe vers un bosquet de pins ; quelques bouquets de myosotis, d’un bleu franc et vif qui n’éveille pas la mélancolie, se dorent au soleil.

Nous atteignons un plateau dégagé où s’ouvre un large panorama sur les sommets environnants, encore vêtus de neige, car le printemps en montagne est la saison de tous les contrastes. Ici la verdure des vallées côtoie la blancheur immaculée des cimes, que le soleil printanier peine à dégager de leur parure hivernale.

Un large chemin agricole étire sa courbe dans les prairies encore piquées par les joyeuses notes jaunes des pissenlits en fleurs, tandis qu’un coucou nous salue, perdu dans le lointain des bois et que les grillons célèbrent l’indéniable arrivée des beaux jours.

Le printemps est comme une immense symphonie de sons et de couleurs, un cri de révolte de la vie, une énergie impétueuse qui se soulève, crève l’enveloppe terrestre et jaillit insolemment de toute part.

Gros plan sur la fourmillière

Un peu plus loin, nous entrons dans la forêt où l’ambiance devient plus feutrée. L’itinéraire se déroule devant nous sans difficultés, par un sentier de terre racineux. La lumière, tamisée par les arbres, est moins vive et le chant mélodieux des oiseaux nous accompagne.

En plein sous-bois, sous un rayon de soleil s’érige le dôme d’une fourmilière toute vibrante de la frénésie de ses innombrables occupants. Quel étonnant spectacle que de contempler cette agitation en apparence chaotique mais néanmoins ordonnée, cohérente et précise ! Une fourmi aussi pressée que les autres passe très furtivement, en gros plan avec sa cargaison végétale, devant le téléphone de Romane.

Vidéo fourmis

Un menhir géant planté en pleine forêt

Vue sur le monolithe de Sardières

Mais voici que notre objectif approche.

On devine déjà sa masse grise se dessinant confusément à clairevoie derrière le fût des troncs. Puis il émerge plus franchement, se dressant tel un menhir géant au-dessus des arbres, solidement campé au sol et pointé vers l’infini du ciel. Vieillard solitaire témoin des âges, comme habité par une force silencieuse, sereine et têtue, le monolithe de Sardières se dévoile tout entier devant nos yeux réjouis…

A partir d’un carrefour jalonné d’un poteau directionnel, un sentier aménagé en fait le tour complet. Il est recommandé de le parcourir pour apprécier le monolithe sous des angles variés et des lumières changeantes.

En bordure des marches en rondins, je remarque une petite morille blonde, le champignon printanier par excellence. Dans la clairière centrale, une pelouse tapissée de coucous… Non, il ne s’agit pas de l’oiseau entendu un peu plus tôt mais du surnom populaire de la primevère officinale, fleur jaune annonçant elle aussi le retour de la belle saison.

Je lève les yeux vers l’aiguille minérale du monolithe, entièrement dégagée de ce côté et au sommet de laquelle a réussi à pousser un arbre aussi acrobatique que chétif. Du haut de ses 93 mètres, ce géant disproportionné semble m’écraser, mais je me rassure aussitôt en me rappelant qu’il ne s’agit que d’une vague sensation née d’un effet de vertige.

La nature, par ses beautés primitives et ses forces indomptables, nous impose le respect.

Par le sentier des Biches, entre bruyères et senteurs résineuses

Il est temps désormais de laisser le colosse de pierre derrière nous afin de poursuivre notre parcours. Après un court passage sur une piste forestière, nous empruntons le sentier des Biches, serpentant à flanc de montagne dans la pinède semée de bruyères.

Le sol est jonché des aiguilles des pins environnants, dont la chaleur de cette fin de matinée de mai exhale les senteurs résineuses ; avec un peu d’imagination, nous pourrions nous croire dans le Sud.

Arrivés au bout du sentier, c’est par un large chemin pierreux que nous redescendons tranquillement vers Sardières. Avant d’atteindre les maisons, nous profitons une dernière fois d’un joli panorama sur le massif enneigé du Mont Cenis. Nous arrivons enfin devant l’église Saint-Laurent, éclairée et réchauffée par le soleil de midi, où notre marche s’achève.

Une balade plutôt reposante pour les mollets compte-tenu de son dénivelé modeste, mais tellement stimulante pour les sens !

Sentier des biches sur le tour du monolithe de Sardières à Val Cenis
Information

Quelques recommandations avant de partir

  • Pensez à prendre des vêtements et des chaussures adaptées (tennis ou chaussures de marche), un peu d’eau, votre téléphone et éventuellement un appareil photo pour immortaliser la balade.
  • Le secteur du monolithe est situé dans le territoire du Parc national de la Vanoise, soumis à une règlementation spécifique. Respectez la faune et la flore !
  • Nos amis les chiens ne sont pas autorisés dans le périmètre du Parc national, ainsi que l’usage des drones.

 

Retrouvez toutes les informations pratiques et le tracé du parcours en consultant cette page.

 

Vous pourriez être aussi intéressé par…
Enfant qui tient la carte du petit bonheur

Guide balades familiales en Haute Maurienne Vanoise

60 randos et trails pour des escapades en douceur
Découvrir !
Sculpture réalisé par Serge Couvert sur le sentier des scultpures d'Aussois

Balade sentier des sculptures dans la forêt du Monolithe

Sur le chemin qui mène au pied de ce monolithe, un géant facétieux a semé ses sculptures de bois au milieu de la forêt. Peut-être le croiserez-vous ?
Plus d'infos ici
Panneau d'indication pour la randonnée du Petit Bonheur à partir de Val Cenis - Termignon

Le chemin du petit bonheur

Une balade facile et familiale en Haute Maurienne Vanoise
En savoir plus
Écrit par :
Gérald Canal