Le Mont-Cenis

Culminant à 2083 mètres d’altitude, ce massif situé près de la frontière franco-italienne, à la croisée des chemins entre la vallée de la Maurienne et le val de Suse, est devenu un haut lieu touristique prisé des randonneurs.

Entre alpages et hauts sommets,
un site incontournable de Savoie

Au cœur de la Haute Maurienne Vanoise, faite de lacs et de forêts, de roches et de glaciers, de combes et de sommets, vous découvrirez vite que nos racines sont de celles qui donnent des ailes. D’autant que les sentiers balisés et les nombreux guides et professionnels de la montagne, se font les complices des plus belles échappées…

Un des Grands Cols de Maurienne

Le Mont-Cenis, quelle Histoire !

On s’assied dans l’herbe et la carte postale, avec le panier du pique-nique. Depuis 1968, par la grâce d’un barrage EDF, le lac offre au promeneur ses rives montagnardes. D’autres viendront le défier, en période d’ouverture, du bout de leur canne à pêche. Mais le col du Mont-Cenis, qui n’est pas né de la dernière pluie, ne saurait se résumer à une histoire d’eau. Sur ses hauteurs grandioses, porte millénaire des Alpes, l’Histoire prend une majuscule. Et la légende caracole… Marchant sur Rome en 213 avant J-C, Hannibal a-t-il conduit ici son armée d’éléphants ? De doctes spécialistes l’affirment, même si – faute de preuve archéologique – l’hypothèse reste incertaine. Au village, autour du vin blanc qui sonne l’amitié, voici qui alimente une épatante controverse.

Personne ne conteste, en revanche, que Charlemagne ait franchi l’obstacle en 773 pour aller guerroyer contre les Lombards. Et avant lui son père, Pépin le Bref. Et après lui son fils, Louis le Débonnaire. Puis le pape Jean VIII avec les Sarassins aux fesses, Barberousse l’empereur d’Allemagne, Philippe Auguste roi des Francs… En 1271, passe le corps de Saint-Louis, mort de la peste à Tunis au bout d’une désastreuse croisade. Et tant d’autres personnages illustres, dont la liste défie presque l’imagination.

Dans la pyramide érigée au sommet, un musée retrace l’épopée générale. Napoléon – le clin d’œil égyptien lui est destiné – s’y taille la part du lion. Par trois fois, rentrant de Rivoli, Arcole ou Marengo, le Corse emprunta le col. C’est lui qui fit construire l’héroïque route carrossable, ses ingénieurs inventant le “lacet”, pour relier la Haute-Maurienne au val de Suse. “Afin qu’une femme puisse s’y rendre en toute saison sans être effrayée”, écrivait-il.

Auparavant, et pendant des siècles, la traversée tenait du périple. À dos de mulet, il fallait trimballer les voitures en pièces détachées. Les guides, baptisés “marrons” d’un vieux mot provençal, transportaient les voyageurs. Sur une chaise fixée à deux bâtons, en été. Et posée sur des patins, l’hiver… Montaigne, descendant ainsi “la Ramasse” en 1581, évoque “un plaisant badinage”. Mais combien d’autres, en dépit de prières préventives à sainte Marie-Madeleine, y récoltèrent plaies et bosses ? Les intrépides “marrons”, suant dans la cote, dévalaient les pentes au ras des précipices. Sans doute prenaient-ils un malin plaisir à impressionner leurs “clients”, dont les récits témoignent d’une irrationnelle terreur.

En 1860, après le rattachement de la Savoie à la France, le col devient frontière avec l’Italie. La montée des nationalismes aidant, on voit s’ériger tout autour des bastions militaires. Lors de la dernière guerre, de rudes combats s’y déroulèrent, les troupes nazies bombardant Lanslebourg.

Aujourd’hui, disparu le fracas des armes, une pleine sérénité baigne le Mont-Cenis. Les champs de bataille reviennent à l’alpage et aux randonneurs. Seuls les touristes prennent encore d’assaut les forts, devenus “monuments remarquables”.
Pour les âmes errantes de l’ancien hospice, noyé au fond du lac, il n’y a plus de crainte urgente.

Rédaction Le Dauphiné Libéré

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